Résumé

Le patronat de la seconde industrialisation (1979)

Si l'ingénieur veut une carrière à la mesure de ses attentes, il lui faut être plus qu'un technicien, se révéler un bon conducteur d'hommes, et surtout maîtriser les imbroglios de gestion, d'administration des entreprises, sinon lui, ingénieur de fabrication, verra son initiative incessamment bridée par le secteur commercial et ses bureaux tout-puissants. C'est l'époque où toutes les revues vantent les cours et les ouvrages d'un Prion, qui s'est justement spécialisé dans la formation de l'ingénieur en gestion, encore un mot nouveau pour l'époque, Wirtschaftsingenieur.
Source : Gallica

Le patronat de la seconde industrialisation (1979)

Voilà, brossée à grands traits, la société dans laquelle commencent soudain à prendre de l'importance, bourgeois d'un type nouveau, l'entrepreneur qui mène sa firme du néant à la réussite, le banquier qui investit dans toutes sortes d'affaires et acquiert bientôt une grande influence sur les industriels, et le dirigeant d'entreprise qui se fait une place dans les hautes sphères de l'industrie grâce à la confiance que lui accordent les propriétaires, fondateurs ou héritiers, les actionnaires ordinaires, ou les banquiers qui soutiennent financièrement l'entreprise.
Source : Gallica

Le patronat de la seconde industrialisation (1979)

Le keynésianisme, tout d'abord produit d'une idéologie diffuse, avant d'être lui-même producteur d'idéologie, était bien la thérapeutique au goût de ce milieu. Nos ingénieurs, enclins par leur formation à considérer la technique comme le moteur du progrès, voire la clef des mécanismes économiques fondamentaux, sont incapables de saisir la dialectique des forces productives et des rapports de production, et donc de décrypter la dynamique du capitalisme weimarien. Dans leur réflexion sur la technique, ils ressemblent un peu à ces liftiers dont parle Max Weber, qui ignorent tout des ascenseurs.
Source : Gallica

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