Résumé

Les "Grandes Batailles de Metz du 19 juillet au 18 août 1870"… (1888)

Prisonnière ou réfugiée en Belgique, l'armée de Châlons n'était plus d'aucune utilité. Sur le flanc gauche de l'invasion, au contraire même une bataille perdue laissait à l'armée de Châlons la France derrière elle. L'intérêt dynastique se trouvait aussi bien sauvegardée à Langres qu'à Sedan ; il n'y a pas lieu de le discuter. Il n'y a à Sedan qu'une vicieuse direction militaire, vicieuse en ce sens qu'une armée de plus de 100,000 hommes ne peut trouver aucun appui sur des places échelonnés aussi faibles que
Sedan, Montmédy, Longwy ou Thionville.
Source : Gallica

Les "Grandes Batailles de Metz du 19 juillet au 18 août 1870"… (1888)

Bazaine se voyait Cromwel avec la seule armée de la France sauvée. Il concluait à César mais ce n'était qu'un rêve. En république chacun veut être César. Depuis le 28 octobre le grand Bazaine a disparu.
Après la capitulation le prince Frédéric-Charles le reçoit mal. J'ai connu à Berlin le prince Frédéric-Charles. Son abord n'a jamais été aimable ; très dur pour lui et ses semblables, plein de morgue et d'orgueil, un homme n'était rien. Cependant le prince Frédéric-Charles était un soldat; si Bazaine avait eu la moindre place dans son estime, son accueil à un soldat eut été tout autre.
Source : Gallica

Les "Grandes Batailles de Metz du 19 juillet au 18 août 1870"… (1888)

Je cite le colonel Derrécagaix, parce que M. Alfred Duquet, avec raison, en parle souvent; mais avouez donc aussi que leurs amis politiques n'ont pas été défavorables aux hommes de l'avenir.
Espérons quand même ; dans une grande guerre de quelque durée, l'homme providentiel finit par surgir; mais il n'est jamais celui qu'une popularité malsaine a porté au pouvoir. Trochu et Bazaine sont là pour en témoigner.
Source : Gallica

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