Résumé

Louis Puibaraud Les emprunts municipaux en France et en Angleterre (1879)

Leur vie n'est pas distincte, ils se meuvent, se développent et s'alimentent dans la vie communale elle-même. Un seul conseil les régit, les surveille : le conseil municipal. Qu'il s'agisse d'une école à construire, d'un cimetière à créer, d'égouts à établir, c'est au nom de la commune et pour son compte que ces travaux s'exécutent. Diversité d'intérêts et unité de gestion, tel est le caractère de la commune française.
En Angleterre, il n'en est pas ainsi. La vie locale est ramifiée.
Source : Gallica

Louis Puibaraud Les emprunts municipaux en France et en Angleterre (1879)

Tout d'abord, remarquons qu'une administration prudente et éclairée n'admettra pas qu'une commune contracte un emprunt de quelque importance en vue de dépenses de luxe ou pour faire face à des dépenses se renouvelant chaque année ; mais il en est autrement en ce qui concerne les travaux utiles, qui presque toujours sont en même temps des travaux productifs. L'établissement d'une distribution d'eau, l'installation d'une usine à gaz, la création d'un marché couvert, la construction d'un abattoir, sont des sources de revenus pour une ville.
Source : Gallica

Louis Puibaraud Les emprunts municipaux en France et en Angleterre (1879)

Il n'y a donc aucun inconvénient à allonger le délai de remboursement de l'emprunt ou, pour parler plus justement, de la première mise de fonds.
En second lieu, il importe de considérer qu'il n'est pas juste de faire supporter par une seule génération le paiement de travaux qui serviront à deux, trois, dix générations successives. Ce principe est considéré comme le fondement même des emprunts à long terme en Angleterre. Il est tout aussi logique en France.
Source : Gallica

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