Résumé

Portrait de Louis Spach Louis Spach M. Frédéric de Turckeim. [Signé… (1854)

Goethe, avec un peu d'amertume au fond du coeur, s'en consola en créant des chefs-d'oeuvre, et en vouant à ce souvenir de jeunesse un culte, auquel ni l'âge ni les devoirs de la vie ne le rendirent infidèle.
La mère de M. F. de Turckheim était, au dire de tous ceux qui l'ont connue, une femme remarquable par une beauté à la fois régulière et pleine d'expression ; les grâces irrésistibles de son esprit correspondaient aux attraits de sa figure. L'atmosphère, au milieu de laquelle sa première jeunesse s'était écoulée à Francfort, avait dû hâter le développement de cette nature privilégiée.
Source : Gallica

Portrait de Louis Spach Louis Spach M. Frédéric de Turckeim. [Signé… (1854)

Je n'aurai, pour atteindre ce but, qu'à laisser parler les faits et à m'abandonner moi-même au souvenir d'un bienveillant accueil, qui remonte à plus de vingt ans. Ces souvenirs personnels ne me rendront point élogieux ; mais il me sera permis, sans doute, en retraçant la vie de cet homme de bien, de chercher dans mon propre coeur l'émotion qui se communique et d'évoquer le passé prospère de M. de Turckheim, ne serait-ce que pour rendre plus sensibles les ennuis et la morne tristesse qui ont accablé la fin de son existence.
Source : Gallica

Portrait de Louis Spach Louis Spach M. Frédéric de Turckeim. [Signé… (1854)

Dans l'hiver de 1848 à 1849 il avait été rejoint à Cannes par l'un de ses frères, par le colonel Henri de Turckheim ; il le vit mourir à ses côtés. De ce moment il fut travaillé par l'irrésistible désir de rentrer dans ses foyers, de revoir le ciel natal, de respirer, au risque d'y périr, l'air qui descendait des Vosges, et d'apercevoir à l'horizon les forêts du Rhin.
Source : Gallica

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