Résumé

Lucien Grellety Encombrement et dépréciation de la profession médicale… (1897)

Le malheureux expectant, qui voudrait bien pouvoir être inscrit au bureau de bienfaisance, au lieu d'en être le médecin, en est réduit à partager la misanthropie d'Alceste, à errer comme un échassier mélancolique dans son grenier, où on n'est décidément bien qu'à vingt ans, parce qu'on y apporte les illusions de cet âge ; mais elles s'envolent vite et le temps ironique se charge d'effacer les rêves enchanteurs de ce doux surnumérariat de la vie.
Source : Gallica

Lucien Grellety Encombrement et dépréciation de la profession médicale… (1897)

La médecine est, sans contredit, une très belle profession, elle est le synonyme du dévouement et du savoir; malheureusement, tout en rendant service à son semblable, le médecin doit vivre, et la science pure ne nourrit pas son homme; il lui est de toute nécessité de chercher à tirer profit de ses connaissances, et c'est ce que certains lui reprochent amèrement, estimant sans doute que les médecins doivent se trouver satisfaits de la reconnaissance des malades qu'ils ont soignés.
Source : Gallica

Lucien Grellety Encombrement et dépréciation de la profession médicale… (1897)

Rien que d'être un modeste praticien qui sauvera ses malades, mais à qui les Hôpitaux et les Facultés ferment
impitoyablement leurs portes : il n'a pas été interne. Le concours n'est donc pas ce qu'un vain peuple pense, c'est en réalité le favoritisme d'une élite, si l'on veut, choisissant, si l'on veut encore, une autre élite, mais favoritisme quand même et qui n'assure nullement le monopole du talent!
Source : Gallica

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