Résumé

Lucien Henry Un procès de presse en 1821 : discours prononcé à l'ouverture de la Conférence des avocats… (1877)

Il est intéressant de voir Courier, cet esprit ingénieux, refondre le plaidoyer de Berville, le renouveler presque sans éléments nouveaux, le développer dans une forme étincelante. Maniant la critique et distribuant le ridicule d'une main souple, Paul-Louis décoche, chemin faisant, les traits d'une satire bouffonne et sérieuse tout ensemble qui, par là, fait naître le blâme en excitant le rire.
A l'en croire, il n'a répété que ce que chacun sait ; comme les gens de cour, les singes ont de la malice, les reptiles du venin, les animaux féroces de la rapacité.
Source : Gallica

Lucien Henry Un procès de presse en 1821 : discours prononcé à l'ouverture de la Conférence des avocats… (1877)

On peut bien invoquer la morale, grand mot, qui ne sert ici qu'à masquer la véritable cause du procès. L'éducation du duc de Chartres est vantée, la noblesse raillée, l'ancien régime dépeint : — Voilà le crime ! Autre chose pourtant est une accusation politique, où tout doit être apprécié politiquement ; autre chose, un délit nettement caractérisé portant sur un fait unique, isolé, précis. Les débats, purement privés, ne réclament pas ce large examen, cette haute vue, indispensables au juge, appelé par l'Etat à se prononcer sur une question qui intéresse l'Etat.
Source : Gallica

Lucien Henry Un procès de presse en 1821 : discours prononcé à l'ouverture de la Conférence des avocats… (1877)

La morale que vise le législateur n'est point celle d'un homme, d'une secte, d'une école ; c'est cette morale absolue, universelle, immuable, contemporaine de la société elle-même, constante au milieu des vicissitudes, et supérieure à toutes les opinions humaines, qui n'est point de réflexion, mais de sentiment, point de raisonnement, mais d'inspiration, qu'on ne trouve point autre à Paris qu'à Philadelphie... Or, si l'écrit qui est déféré à la Cour outragait en effet cette morale, vous n'eussiez point supporté de sang-froid, messieurs les jurés, la lecture des passages inculpés.
Source : Gallica

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