Narcisse-Achille de Salvandy

Narcisse-Achille de Salvandy

Résumé

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Un mot sur nos affaires, par M. de Salvandy… (1834)

Les nuages se sont d'eux-mêmes dissipés aux vives clartés de la tribune. Le pouvoir a fait comme Antée; il a touché la terre. La majorité l'a revêtu de sa force. Elle s'est donné par là le droit d'être exigente et sévère envers lui, comme la France le sera envers une législature qui a reçu le dépôt des destins publics dans un moment heureux où les factions désarment, quoique libres, où les oppositions se taisent quoique excitées, et où, de toutes parts, éclate, avec la lassitude de nos trop longues discordes, le besoin de diriger l'activité nationale vers des choses utiles.
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Un mot sur nos affaires, par M. de Salvandy… (1834)

On sait maintenant qu'un Ministère ne peut être brisé sans que la politique générale ne soit compromise. On sait que l'ébranlement du pouvoir entraine l'ébranlement de tous les intérêts du pays et de toutes les garanties de l'autorité. D'une part, le pays apprend qu'il y a quelque malheur a avoir démantelé si bien la puissance publique, à l'avoir si bien dépouillée de toutes les garanties et de tous les prestiges, qu'il advienne à la fois ces trois choses : que ses dépositaires soient trop facilement prêts à la délaisser
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Un mot sur nos affaires, par M. de Salvandy… (1834)

On a eu beau chercher à étouffer cette vérité sous les protestations les plus animées, la question, posée à la Chambre, n'était autre que celle qui l'a été si long-tems à la France, dans les luttes sanglantes et douloureuses des cités , dans les luttes opiniâtres des élections, dans les luttes solennelles de la tribune. Cette fois comme toujours , il s'agissait de savoir, enfin, si la force serait rendue au pouvoir, la stabilité aux institutions , et si le pays serait arraché à cette situation maladive et fébrile dans laquelle les révolutions jettent toujours les peuples.
Source : Gallica

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