Résumé

Pierre Nicolas Berryer Allocution d'un vieil ami de la liberté à la jeune France… (1830)

Ce n'est pas la nation qui l'a mise en péril. Ce n'est pas elle qui a ébranlé le trône, ni improvisé son occupation par un mineur, ni déroulé les maux incalculables qui auraient découlé de l'imperfection ou de la révocabilité du contrat.
Des consciences généreuses peuvent en gémir, mais elles ne peuvent nier qu'il y avait lacune, du côté du pouvoir royal, pour l'achèvement nécessaire du pacte social : le prince-devant être obligé de suite et sans retour, à peine de livrer la France à la plus épouvantable anarchie.
Source : Gallica

Pierre Nicolas Berryer Allocution d'un vieil ami de la liberté à la jeune France… (1830)

C'est la société tout entière qu il s'agit de sauver : la société ne peut pas périr victime des efforts imprudens ou sacrilèges de ses prétendus défenseurs.
Ils opposent l'incompétence des deux Chambres qui ont perfectionné la Charte et proclamé le nouveau Roi. Ils y voient la violation d'un droit imprescriptible au trône, acquis au mineur, dernier rejeton de la branche déchue des Bourbons.
En cela ils font abstraction d'un précédent décisif : la préexistence de la Charte qui est, depuis 1814, le contrat formé entre la Nation et le Roi.
Source : Gallica

Pierre Nicolas Berryer Allocution d'un vieil ami de la liberté à la jeune France… (1830)

La pairie ainsi' instituée ne sera jamais une aristocratie dangereuse ; loin delà, elle sera éminemment utile et secourable au peuple : elle multipliera, elle perpétuera, par ses alliances, les familles des gros consommateurs. Unie au patronage, l'opulence se développera; sa source, élargie par l'éclat et par les besoins d'une clientelle nombreuse , par l'adoption des arts et de l'industrie, incessamment grossira les flots de la circulation et portera partout l'abondance.
Source : Gallica

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