Résumé

P. Darasse Nature et loi. Esquisses dramatiques… (1874)

SCENE VIII. DONA MERCEDES, DON CARLOS.
Dona Mercedès entre lentement avec défiance par la porte de gauche, premier plan.
DONA MERCEDES, lentement.
Pourquoi m'avez-vous écrit ?... que voulezvous de moi?... vous allez mourir, dites-vous ?
DON CARLOS.
Né le savez-vous pas, Mercedes ? oui, il faut que je meure de ma main, où de celle du bourreau ! Ne suis-je pas un assassin ? voilà où m'ont conduit mon amour pour vous et votre rigueur. Oh! je ne vous reproche rien : en cet instant où, pour la dernière fois, je vous vois, je sens que je vous aime plus que jamais !
Source : Gallica

P. Darasse Nature et loi. Esquisses dramatiques… (1874)

Celle-là n'est pas une créature éthérée ni éprise de l'idéal ; oh non! elle est tout simplement ta mère, et tout simplement aussi elle t'aime et se meurt de ton absence !
LUCIEN.
Assez, cruel, assez!... Marcel, j'ai confiance en toi, je puis tout te dire! Sache donc qu'elle va venir... que je l'attends ici... chez moi!... Si elle ne vient pas, je dois la voir ce soir chez elle... et si je ne puis cette fois briser l'impossible qui s'élève entre elle et moi, si son amour refuse de suivre le mien, si elle me repousse, je t'appartiens ; oui, je pars avec toi...
Source : Gallica

P. Darasse Nature et loi. Esquisses dramatiques… (1874)

DON CARLOS.
Senor !
MERCEDES. 37
DON PEDRO.
Silence !... il ne doit pas y avoir de scandale sous mon toit, ni de tache à mon nom ! La
passion vous a poussé au crime, mais je veux croire que vous n'avez pas encore perdu tout sentiment d'honneur. Vous êtes soldat et Espagnol, écoutez-moi bien... Si dans une heure vous ne vous êtes pas fait justice vous-même, vous serez conduit à Lima, enchaîné, et vous y mourrez du supplice infâme réservé aux assassins ! Tenez, prenez cette arme. (Il pose son
pistolet sur la table et appelle.) Capitaine Perez !... (Perez s'avance.)
Source : Gallica

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