Résumé

Paul Guiraud Revue des Deux Mondes

Il réduisait à rien ou presque rien l’influence de la race, du moins dans l’antiquité et le haut moyen âge. La race, d’après lui, est un produit de l’histoire, et non pas un produit de la nature. Les peuples se ressemblent d’autant plus qu’on remonte davantage vers leurs origines ; c’est le temps qui met entre eux des divergences, et leurs qualités ne sont pas innées, mais acquises. Aucun d’eux n’est foncièrement belliqueux ou pacifique ; « le goût de la paix et celui de la guerre prennent le dessus suivant le tour que le régime politique où l’on vit imprime à l’âme. »
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Paul Guiraud Revue des Deux Mondes

Il est dangereux, d’après lui, de confondre « le patriotisme, qui est une vertu, et l’histoire, qui est une science. » Comme on lui reprochait d’avoir dit que la Gaule avait été aisément conquise par César, il répondait sèchement qu’il l’avait dit parce que c’était la vérité. Alléguer « que les Gaulois ont dû lutter longtemps et s’insurger nécessairement contre la domination romaine », c’est peut-être agir en bon Français ; mais c’est oublier que l’histoire est une science, et non pas un art où chacun s’abandonne à l’inspiration du moment.
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Il est convaincu qu’Auguste n’a mis aucune hypocrisie dans l’organisation du pouvoir impérial, que l’adulation n’a été pour rien dans l’apothéose des empereurs et que ce culte est né d’une explosion spontanée de reconnaissance, que les patriciens n’ont jamais formé le projet d’opprimer la plèbe, que les privilégiés sont peu soucieux de défendre leurs privilèges, qu’ils les subissent plutôt qu’ils ne les accaparent, et qu’ils s’empressent d’y renoncer dès qu’ils en ont la liberté. Il doute que la force soit capable de créer ou de maintenir un régime quelconque.
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