Résumé

Procès d'Augustin-Joseph Caron… (1822)

Si la loi place au nombre des moyens de séduction qui caractérisent ce crime, le don ou là promesse d'une somme d'argent, faut-il en inférer que toute somme donnée ou promise suffise pour constituer l'embauchage? non, Messieurs, il faut encore considérer l'époque à laquelle cette promesse a été faite ou ce paiement effectué. Ce n'est pas la remise d'argent ou la promesse en elle-même que la loi punit: c'est l'intention coupable de celui qui se sert de ce moyen comme d'un appât, comme d'une voie de corruption : or, peut-on prétendre qu'aucune somme ait été donnée dans ce but?
Source : Gallica

Procès d'Augustin-Joseph Caron… (1822)

En effet, l'arrestation du colonel Caron n'était pas le but qu'on se proposait; on ne le prétend pas du moins, et on le prétendrait en vain : car elle pouvait chaque jour, à chaque instant être opérée sans péril et sans difficulté ; mon client, était-il, un de ces êtres mystérieux et inconnus, dont l'action se fait sentir, sans qu'on puisse les découvrir, ni les saisir? Non, chaque jour, plein de confiance et de sécurité, il se promenait dans les rues de Colmar, et parcourait les environs de cette ville.
Source : Gallica

Procès d'Augustin-Joseph Caron… (1822)

Sans être certain d'avoir des coopérateurs ou, si on veut, des complices, dans la garnison de Colmar, et dès lors sans la moindre chance de réussite, il serait allé livrer ses projets, sa liberté, sa vie peut-être, à un inconnu, à un homme si peu fait pour inspirer de la confiance ! Le témoin Thiers n'a-t-il pas en effet déclaré, qu'une seule entrevue avec Delzaive lui avait suffi, pour le convaincre, que non seulement Delzaive était un homme nul, mais encore, qu'un secret ne pouvait pas lui être confié sans danger, à cause de son penchant pour l'ivrognerie !
Source : Gallica

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