Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ L’ascendant de M. Thiers s’expliquerait sans doute par la supériorité de l’esprit, par cet art avec lequel il a su toujours parler au pays de ses intérêts, de ses affaires, de ses finances, de sa diplomatie, de son armée. Il a été le séducteur de la nation comme il l’était si aisément avec ceux qui l’approchaient ; mais le charme de l’esprit et de la parole ne suffit pas, même lorsqu’il devient plus profond et plus touchant avec l’âge. La vérité est que M. Thiers n’a été ce qu’il était hier encore que parce qu’il répondait plus que tout autre aux instincts les plus vivaces de la France. ”
