Maurice Méjan, Histoire du procès du maréchal de camp Bonnaire et du lieutenant Miéton… (1816)
“ Certes, si le général avait été bien pénétré de ses devoirs, il aurait pris sous sa protection le parlementaire et vengé l'insulte qu'on lui avait faite : mais il s'associa , au contraire , aux excès dont son aide-de-camp venait de se rendre coupable, et abreuva, à son tour, le colonel, d'injures et d'outrages. En vain l'infortuné Gordon rappela-t-il avec force le caractère d'inviolabilité dont il était revêtu ; en vain protesta-t-il contre les traitements affreux dont on accablait un homme seul, sans défense ; en vain, s'écria-t-il : n'oubliez pas que je suis officier français ! ”
