Maurice Méjan,  Histoire du procès du maréchal de camp Bonnaire et du lieutenant Miéton… (1816)

“ Certes, si le général avait été bien pénétré de ses devoirs, il aurait pris sous sa protection le parlementaire et vengé l'insulte qu'on lui avait faite : mais il s'associa , au contraire , aux excès dont son aide-de-camp venait de se rendre coupable, et abreuva, à son tour, le colonel, d'injures et d'outrages.
En vain l'infortuné Gordon rappela-t-il avec force le caractère d'inviolabilité dont il était revêtu ; en vain protesta-t-il contre les traitements affreux dont on accablait un homme seul, sans défense ; en vain, s'écria-t-il : n'oubliez pas que je suis officier français !
”
Source : Gallica

Maurice Méjan,  Réflexions sur les dangers de l'impunité… (1815)

“ C'est sur le tombeau de l'orgueil révolté et des priviléges oppresseurs, que nous venons de célébrer la fête de l'égalité, et de proclamer sous les voûtes du ciel votre décret qui brise les chaînes de l'esclavage, et appelé les hommes de toutes les couleurs à la jouissance de la liberté. En vain les tyrans se liguent pour enchaîner le peuple , la nature est plus forte qu'eux : ses lois retentissent dans tous les coeurs ; elles agissent d'un pôle à l'autre avec la même énergie ; elles entraînent tous les êtres que l'univers embrasse dans son immensité. ”
Source : Gallica

Maurice Méjan,  Réponse au Mémoire justificatif de M. le comte Lanjuinais… (1815)

“ Quand un gouvernement illégitime existe, et qu'il a pour me servir de la bizarre expression de M. le comte Lanjuinais, la visibilité, c'est sans doute un devoir pour tous les bons citoyens de s'y soumettre; mais il y a loin d'une obéissance passive, à cette prétendue obéissance des hommes qui, en acceptant de ce gouvernement des places et des honneurs, concourent à l'usurpation et la consacrent. ”
Source : Gallica

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