Résumé

Quatrelles A coups de fusil (2e édition) (1876)

C'est la guerre, un contre-sens éternel, qui nous dit d'acclamer, parce qu'ils sont infinis, tous les crimes que punit la loi lorsqu'ils sont isolés.
C'est la guerre, qui, sans souci des droits foulés aux pieds, fait des augustes meurtriers qui la déclarent : des demi-dieux dont le profil encombrera les Panthéons, s'ils sont vainqueurs; des misérables honnis d'âge en âge, s'ils sont vaincus.
C'est la guerre, éternelle école d'héroïsme et d'abnégation, qui fait de l'armée le refuge des sentiments d'honneur et de patriotisme, à l'heure des défaillances.
Source : Gallica

Quatrelles A coups de fusil (2e édition) (1876)

« Laisse-le donc parler, reprit le commandant avec une brusquerie qui ne lui était pas habituelle. Je veux savoir une bonne fois ce qu'il a dans le ventre. — Vous me permettrez bien de croire, mon père, que si vous me trouvez mûr pour la mort, vous me trouvez également mûr pour le raisonnement? — Tu vois que je t'écoute avec une patience et un calme qui me seront comptés.
Tu as, en effet, l'âge du raisonnement; mais on peut raisonner mal à tout âge.
— Je ne vous l'ai pas fait dire. » Le commandant fronça le sourcil. Mme Mauduyt vit comme un éclair passer devant ses yeux.
Source : Gallica

Quatrelles A coups de fusil (2e édition) (1876)

C'est faire à l'ennemi la part vraiment trop belle. La fortune n'est jamais qu'une collaboratrice. Paresseuse, capricieuse à l'excès, elle n'entend pas accomplir seule toute la besogne.
Soldat, garde-toi!
Ne confonds pas l'imprudence et la bravoure, l'incurie et la témérité. Donne ta vie sans hésiter, si elle est utile, mais ne te laisse pas surprendre bêtement. L'ennemi rirait près de ton cadavre. Et puis tu n'as pas le droit de disposer de toi-même. Ton cœur, ton sang, ton intelligence, tes muscles, tout ce qui est toi est au pays.
Source : Gallica

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