Résumé

Ralph Greenall Les Shikarees, chasses dans l’Inde

La grande chasse, me disait-il, celle qui ressemble à la guerre, celle qui dresse l’homme au mépris de la mort sous toutes ses formes, du péril avec tous ses prestiges, de la douleur avec toutes ses angoisses, cette chasse a dans ce pays un nom particulier, c’est le shikar. Soyez le plus expert dénicheur de cailles, le plus grand destructeur de lièvres, le plus intrépide coureur de renards, ayez relancé le chamois sur la cime des monts, le loup même ou le sanglier dans la profondeur des bois, vous n’êtes point un shikaree.
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Ralph Greenall Les Shikarees, chasses dans l’Inde

Dans le jungle, en moins d’une demi-seconde, votre proie disparaît, et en outre il arrive souvent que le regard du chasseur, fermement rivé à celui du tigre ou du lion prêt à l’attaquer, tient en échec l’animal féroce, et tantôt le fait hésiter, tantôt le met en fuite.
Arrivons au tigre maintenant. Si vous êtes assez riche pour entretenir des éléphans dans vos écuries, ou assez puissant pour qu’un rajah vous prête les siens, c’est du haut de ces montagnes de chair, et fort à l’aise dans votre howdah, que vous canardez, en plein jungle, le redoutable mangeur d’hommes.
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Ralph Greenall Les Shikarees, chasses dans l’Inde

Pas un feu dans tout le camp, sauf deux ou trois charbons se mourant sur les cendres auprès desquelles avait été saisi mon malheureux cavalier, sous les yeux mêmes et à cinq ou six pas du duffadar, au moment où, appelé par ce dernier à relever une sentinelle, il mettait en ordre ses buffleteries. La tigresse, furtivement arrivée par le fond d’un ravin jusque dans l’espèce d’enceinte qui formait le camp, lui avait sauté sur la poitrine en le mordant au visage, et la bouche de l’homme, hermétiquement enveloppée dans la gueule de l’animal, n’avait pas même articulé un gémissement !
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