Résumé

Rigaud Le Droit royal et le plébiscite (1888)

« Malgré l'éloignement, malgré toutes les injustices et toutes les amertumes, je resterai fidèle aux principes de l'Empire, tels que les ont conçus Napoléon Ier et Napoléon III, tels que les eût appliqués le Prince dont vous avez avec moi admiré l'héroïsme et dont je pleure la mort.
« Ces principes sont les vôtres, ils ont été consacrés par les votes populaires-. Aujourd'hui, comme au commencement du siècle, ils signifient : Souveraineté de la Nation, stabilité et fermeté du pouvoir, égalité des droits, respect des croyances religieuses, paix entre les citoyens ; démocratie organisée. »
Source : Gallica

Rigaud Le Droit royal et le plébiscite (1888)

Non, non, le plébiscite qu'on calomnie par crainte de ses arrêts, n'est ni un leurre, ni une voie tortueuse, ni une abdication du peuple. C'est au contraire l'exercice légitime de son droit; c'est tantôt l'explosion spontanée de ses dégoûts, tantôt celle de ses préférences; c'est toujours la voix sonore du sens commun, du gros bon sens, de celui qui court les rues, que l'air des campagnes vivifie, et qui ne peut être méconnu ou méprisé que par ceux dont il déjoue les calculs et dont il froisse les intérêts.
Source : Gallica

Rigaud Le Droit royal et le plébiscite (1888)

Mais le bon sens répond qu'un entraînement partagé par une Nation tout entière, ne peut rien laisser à regretter et qu'une masse de dix millions d'hommes est nécessairement plus intègre qu'une Assemblée composée de sept à huit cents membres dont tous ne sont pas au-dessus du besoin et dont aucun peut-être n'est exempt d'une ambition personnelle. On empoisonne un ruisseau, mais on n'empoisonne pas une mer, ainsi que l'a dit Lamartine.
Et cependant on n'a pas craint d'écrire dans un programme républicain que le plébiscite n'est autre chose que l'abdication d'un peuple libre.
Source : Gallica

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