T. Faucon

Résumé

T. Faucon H. de Villemessant (1879)

Au milieu du quasi-silence que le régime alors en vigueur imposait à la presse politique, le Figaro éclata comme une bombe chargée d'esprit, de talent, de hardiesse et parfois aussi, il faut bien le dire : de scandale. C'est l'époque des procès, des duels, des témérités qui réussissaient comme des habiletés. M. de Villemessant nous rappelait souvent alors, commandant à son petit journal destiné à devenir une si
grande victoire, le potier immortel Bernard Palissy, brûlant jusqu'à ses meubles pour chauffer son four.
Source : Gallica

T. Faucon H. de Villemessant (1879)

M. de Villemessant, c'était le Figaro.
Certes nous ne voulons pas dire par là que l'œuvre qu'il a si solidement plantée dans le sol ne soit pas destinée à lui survivre. Il a formé une phalange d élèves et de continuateurs ; la succession de cet Alexandre du petit journal transformé en un grand empire tombera en des mains expertes à tenir les rênes. Nous voulons dire seulement que M. de Villemessant, avec ses qualités et ses défauts, était la personnification la plus intense du journal qu'il a créé et à la suite duquel s'est formée toute une école de journalisme.
Source : Gallica

T. Faucon H. de Villemessant (1879)

Nous ne voulons
retenir ici, de cette vie si active et si curieuse, que le soin jaloux avec lequel M. de Villemessant s'efforça de mériter l'intérêt et la confiance des gens du monde, en s'ingéniant à satisfaire leurs goûts, leurs préférences, en les initiant sans cesse aux faits les plus caractéristiques et les plus mystérieux parfois de la société parisienne, en piquant toujours leur curiosité, et en forçant, pour ainsi dire, l'attention, enfin en tenant à honneur de leur livrer les primeurs de la littérature, des arts, de la mode, de la politique même.
Source : Gallica

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