Thomas Carlyle, Histoire de la Révolution française… (1865-1867)
“ Le silence de tout le peuple, les soins vigilants de Cabanis, son ami et son médecin, ne le sauvent pas : le samedi, deuxième jour du mois d'avril, Mirabeau sent que son dernier jour est venu, qu'il va mourir et ne plus être. Sa mort est celle d'un Titan, comme l'a été sa vie! Rallumé une dernière fois, à la lueur de la dissolution qui est proche, l'esprit de l'homme est ardent et brûlant; il se fait sentir par des paroles qui resteront longtemps gravées dans la mémoire des hommes. Il a envie de vivre et cependant il consent à mourir, il ne discute pas avec l'inexorable. ”
