Thomas Carlyle

Résumé

Thomas Carlyle Histoire de la Révolution française… (1865-1867)

Le silence de tout le peuple, les soins vigilants de Cabanis, son ami et son médecin, ne le sauvent pas : le samedi, deuxième jour du mois d'avril, Mirabeau sent que son dernier jour est venu, qu'il va mourir et ne plus être. Sa mort est celle d'un Titan, comme l'a été sa vie!
Rallumé une dernière fois, à la lueur de la dissolution qui est proche, l'esprit de l'homme est ardent et brûlant; il se fait sentir par des paroles qui resteront longtemps gravées dans la mémoire des hommes. Il a envie de vivre et cependant il consent à mourir, il ne discute pas avec l'inexorable.
Source : Gallica

Thomas Carlyle Histoire de la Révolution française… (1865-1867)

Les morts et les mourants par centaine, gisant de tous côtés, sont portés à travers les rues, tout sanglants et privés de secours ; leur aspect ressemble à une torche des furies éclairant la folie. Paris la ville patriote rugit comme l'ourse privée de ses petits. Sus, patriotes, vengeance ! la victoire ou la mort ! On a vu des hommes se précipiter dans la lutte, armés seulement d'une canne.
La terreur et la démence règnent partout.
Les Suisses, pressés par le dehors et paralysés à l'intérieur, ont cessé de tirer, mais non d'être tués.
Source : Gallica

Thomas Carlyle Histoire de la Révolution française… (1865-1867)

La flamme de la fédération se développe ; elle se développe en étendue et en éclat. Ainsi les frères de la Bretagne et de l'Anjou proclament la fraternité entre tous vrais Français, et vont jusqu'à vouer tout rénégat à la perdition et à la mort : en outre, si dans leur harangue à l'Assemblée nationale ils se plaignent en passant du marc d'argent qui fait tant de citoyens passifs, devant la société-mère, ils demandent, puisqu'ils ne sont désormais ni Bretons, ni Angevins, mais Français, pourquoi toute la France à la fois ne ferait pas une fédération et un serment universel de fraternité (1) .
Source : Gallica

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