Résumé

Victor Masson Des Attributions de la législature relativement aux dépenses publiques… (1820)

On ne peut acquitter des charges qu'en créant des revenus proportionnés ; et voilà pourquoi le pouvoir qui est appelé à créer les revenus par l'impôt, est investi, en fait, de la prérogative de limiter les dépenses : mais, en les limitant, il ne les règle pas; il ne statue d'une manière légale que sur leur montant, c'est-à-dire, sur la somme des subsides qui sera nécessaire : en un mot, quand le Gouvernement réclame le concours de la législature, c'est pour qu'elle lui crée son revenu, et non pas pour qu'elle règle sa dépense.
Source : Gallica

Victor Masson Des Attributions de la législature relativement aux dépenses publiques… (1820)

Limiter d'avance pour chaque ordonnateur les différentes parties de son service d'une manière irrévocable , le guider pas à pas entre d'étroites parallèles dont il ne pourra s'écarter sans faillir, c'est ôter à ses déterminations ce libre arbitre qui seul pouvait le rendre justement responsable ; c'est mettre une volonté législative à la place d'une volonté administrative, et le pouvoir surveillant à la place du pouvoir agissant; c'est ôter au premier l'impartialité de son contrôle, puisqu'il n'aurait plus à contrôler que ses propres oeuvres
Source : Gallica

Victor Masson Des Attributions de la législature relativement aux dépenses publiques… (1820)

Il est peu de lois plus importantes que celle qui dépossède annuellement les particuliers, au profit de l'Etat, d'un revenu de près d'un milliard. Or quels peuvent être les motifs dont on appuie la demande d'un semblable sacrifice, si ce n'est l'exposé lucide, circonstancié, complet, des besoins publics qui le rendent nécessaire! Les Chambres sont donc en droit de discuter le budget des dépenses, sous ce point de vue qu'il sert de motif à la proposition d'impôt.
Source : Gallica

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