Résumé

E Casteil De la responsabilité civile des ministres en matière de dépassements de crédits… (1899)

Ce qu'il faut pour réaliser pratiquement la responsabilité civile, c'est la mise en mouvement d'une action, à l'aide d'une procédure déterminée, c'est la comparution du ministre coupable et du représentant de l'État devant un tribunal, quel qu'il soit, — il reste à l'indiquer dans une loi — et là, après que les débats auront suffisamment mis en lumière la faute et l'étendue du préjudice, le juge pourra fixer le montant des dommages et intérêts ou de la restitution.
Source : Gallica

E Casteil De la responsabilité civile des ministres en matière de dépassements de crédits… (1899)

Le principe de la spécialité des dépenses, c'est-à-dire l'affectation par le Parlement d'un crédit du budget général à une dépense déterminée et non à une autre, n'a de signification que tant que les Assemblées législatives ont le droit de contrôler l'exécution du budget par le gouvernement : dès que le régime parlementaire cesse de fonctionner, le budget devient un bloc que les Chambres adoptent en silence (1) .
Source : Gallica

E Casteil De la responsabilité civile des ministres en matière de dépassements de crédits… (1899)

Voilà l'unique cas où il en encourt la responsabilité morale : sa seule punition, s'il en mérite une, c'est le blâme. C'est ainsi que la responsabilité morale des fonctionnaires doit être comprise ; mais que deviendrait l'État si ce genre de responsabilité pouvait être substitué à des actes plus sérieux ; si, par exemple, on appliquait la doctrine à des propositions inconstitutionnelles, ou pour me renfermer dans la discussion
qui nous occupe, si on l'appliquait à l'extension des crédits législatifs, ou à des détournements de deniers, ou à des propositions financières affaiblies à dessein ?
Source : Gallica

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