Résumé

Robert Joly Le contrôle des dépenses du ministère de la guerre (1935)

En résumé, il semble que l'existence d'un budget annexe devant tirer ses recettes de crédits inscrits au budget général comporte plus d'inconvénients que d'avantages. Au point de vue industriel pur le système paraît plus rigide que celui du rétablissement de crédit à un chapitre du budget général. Il semble préférable de faire figurer le personnel fonctionnaire d'un service industriel au chapitre des autres personnels fonctionnaires de façon à assurer le contrôle du Parlement et pour toutes les autres dépenses de ne prévoir au budget qu'un chapitre ouvert pour « mémoire ».
Source : Gallica

Robert Joly Le contrôle des dépenses du ministère de la guerre (1935)

Comme on le voit, l'investigation de la Cour des Comptes va fort loin ; cette haute juridiction ne se borne pas à faire des observations sur les documents soumis à son jugement, elle étudie même des règlements dont aucune application n'est susceptible de passer sous ses yeux, la comptabilité des corps de troupe lui échappant totalement. Son contrôle ne se borne pas à l'examen des faits dont la comptabilité n'est que l'expression. La Cour examine enfin l'opportunité même des dépenses.
Source : Gallica

Robert Joly Le contrôle des dépenses du ministère de la guerre (1935)

Il faut avouer que l'opération n'est pas simple. Supprimer l'imputation de certaines dépenses du budget général pour la porter à un budget annexe, sans toutefois que le budget général soit diminué d'un centime, alors que le budget annexe en subit toute l'augmentation, puis transférer dans le budget général des crédits d'un chapitre de personnel à un chapitre de matériel en vue de payer du personnel au budget annexe, voilà bien une série d'opérations certes rigoureusement exactes, mais qui se prêtent mal au contrôle parlementaire.
Source : Gallica

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