Dominique Mollard

Résumé

Dominique Mollard Examen du Compte des ministres… (1818)

Mais la science de l'administration des recettes consiste essentiellement dans l'art de compter, puisque l'administration trouve, dans les comptes, le moyen de diriger sa marche d'une manière certaine, et celui de reconnaître chaque jour elle-même, et de prouver périodiquement aux autres le mérite de ses opérations.
Ainsi, la science de l'administration des recettes est en même temps celle de la comptabilité, comme un bon compte est tout à la fois le moyen et la preuve d'une bonne administration.
Source : Gallica

Dominique Mollard Examen du Compte des ministres… (1818)

Quand le compte du budget d'une année est définitivement arrêté, que le montant des ressources et celui des besoins sont connus, et que la supériorité des besoins oblige de recourir aux ressources de l'année suivante, c'est comme si un particulier avait une dette de 1,200 fr. envers un autre et deux créances, l'une de 1,000 fr., et l'autre de 200 fr., sur deux personnes différentes.
Si, par des motifs quelconques, le particulier est tenu de payer dans un même lieu, il n'a pas à délibérer : il faut qu'il s'occupe de réunir les deux créances sur le point obligé
Source : Gallica

Dominique Mollard Examen du Compte des ministres… (1818)

Il en est de même de l'Etat ; si quelque considération oblige à balancer un exercice sur lui-même, il n'y a pas à hésiter, il faut opérer cette balance; mais s'il n'y a point d'obligation, et si, au lieu de présenter des avantages, cette balance ne doit amener que des inconvéniens, il faut sans doute se garder de la faire, et tel est notre cas.
J'ai beau chercher, dans le système de nos finances et dans notre manière d'en compter, une considération qui puisse déterminer par la suite à opérer cette balance, et je n'en trouve point ; mais, par contre, les inconvéniens se présentent en foule.
Source : Gallica

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