Édouard Cournault

Résumé

Édouard Cournault Considérations politiques (1863)

Parce que les jurés sont tirés de la foule et qu'ils y rentrent en descendant de leur banc, parce qu'ils n'ont ni rang, ni titre, ni costumes officiels, parce qu'ils ne reçoivent ni honneurs, ni richesses pour l'accomplissement de leur devoir, ils ne mériteraient ni respect, ni considération. Cette opinion appartient à des âmes qui n'estiment que ce qui leur fait envie, que ce qui tente leur vanité et leur cupidité, à des âmes basses ou aveugles, incapables de comprendre le devoir et la dignité du citoyen, faites pour obéir au despotisme et goûter les viles récompenses de la servitude.
Source : Gallica

Édouard Cournault Considérations politiques (1863)

Le désir de s'élever est dans le coeur de l'homme ; il y a été et il y sera toujours. Qu'il se produise à l'état d'orgueil ou de grandeur d'âme, d'ambition ou de hauteur de caractère, de vanité ou de noble fierté, il n'a cessé et il ne cessera pas d'agir. Seulement les temps divers et les circonstances variables le favorisent ou lui font obstacle. Un régime étroitement hiérarchique le comprime sans l'étouffer et l'entrave sans l'arrêter.
Source : Gallica

Édouard Cournault Considérations politiques (1863)

Il peut obéir à un chef, mais à la condition que celui-ci fasse abnégation de tout ce qu'il y a en lui d'individuel et n'apparaisse que comme la personnification d'un système général. Ainsi l'absolutisme, qui n'est autre chose qu'une volonté individuelle remplaçant la volonté publique, corrompt toute obéissance et la teint d'une couleur servile, lors même qu'il agirait dans le sens du bien. Quoi qu'il fasse, ses commandements sont ceux d'un individu, et en s'y soumettant, on s'incline non devant un devoir mais devant l'arbitraire.
Source : Gallica

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