Édouard Richer,
Voyage à Clisson (8e édition, suivie de notices sur Abeilard…
(1859)
“ Ainsi ce temple est jeté en avant de ce lieu de deuil ; et c'est un monument qui l'annonce dignement. D'un côté c'est l'éternel mouvement: tout est animé, tout provoque ces sensations confuses qui nous entraînent dans la vie sans nous permettre d'ep apercevoir le terme; de l'autre au contraire, tout bruit a cessé; rien ne se meut : l'âme frappée d'une grande secousse ne remarque que les hautes-herbes qui flottent sur les tombes. Plus de traces du paysage enchanté qu'on parcourait avidement. D'humbles buissons rétrécissent autour de vous l'horizon. ”
