Résumé

Portrait de Édouard Richer Édouard Richer Voyage à Clisson (8e édition, suivie de notices sur Abeilard… (1859)

Ainsi ce temple est jeté en avant de ce lieu de deuil ; et c'est un monument qui l'annonce dignement. D'un côté c'est l'éternel mouvement: tout est animé, tout provoque ces sensations confuses qui nous entraînent dans la vie sans nous permettre d'ep apercevoir le terme; de l'autre au contraire, tout bruit a cessé; rien ne se meut : l'âme frappée d'une grande secousse ne remarque que les hautes-herbes qui flottent sur les tombes. Plus de traces du paysage enchanté qu'on parcourait avidement. D'humbles buissons rétrécissent autour de vous l'horizon.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Richer Édouard Richer Voyage à Clisson (8e édition, suivie de notices sur Abeilard… (1859)

Un canal, dont la largeur contraste avec le lit rétréci de la Moine , se déploie- à vos regards.
Les aunes qui en bordent les sinuosités, ne cessent de vous offrir leur feuillage pyramidal, tandis que le chemin vous force de suivre ses courbes légères.
A côté, quelques rochers détruisent l'uniformité de la pente du coteau. La rivière coule sans rien trouver qui la gêne; son mouvement est insensible : c'est un canal que ne sillonne aucune ondulation, d'une rive à l'autre. Des feuilles deuénuphar, que l'on voit de temps en temps, lieraient croire qu'on parcourtlés bords d'un étang.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Richer Édouard Richer Voyage à Clisson (8e édition, suivie de notices sur Abeilard… (1859)

On s'attend à traverser des portiques de marbre et des vestibules richement décorés : il n'en est pas ainsi ; il faut quitter la ville , parcourir des sentiers sinueux et délicieusement ombragés, à travers les rochers que tapissent le lierre et la vigne sauvage ; tantôt on côtoie la Sèvre sur des prairies couvertes de troupeaux; tantôt on la voit rouler en torrent sous ses pieds, franchir en écumant les obstacles qu'elle rencontre, ou s'élancer en jets brillants, ou s'étendre en nappes transparentes, ou, asservie aux usages de l'homme, s'échapper en mugissant des entraves qu'on lui donne.
Source : Gallica

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