Ernest Merson,
Journal d'un journaliste en voyage
(1865)
“ Après quatre heures d'une route enchantée nous arrivons à Tarbes, une ville bâtie en marbre, dans un pli de terrain au fond duquel murmure l'Adour, alimenté par une foule de petits torrents descendus de la montagne. Comme cité, Tarbes n'olire rien qui intéresse, passionne ou saisisse; mais c'est encore un lieu où l'on aimerait à reposer sa vie. L'air est pur, la campagne est riante et les habitants ont un air franc et bon qui séduit et qui charme. Et puis la ville est assise au pied des Pyrénées, cet amas inouï de montagnes que j'aperçois enfin et que je ne me lasse pas d'admirer. ”
