Mont Perdu

Définition et enjeux

Jules Leclercq,  Promenades et escalades dans les Pyrénées… (1876)

“ Après huit heures de marche , nous arrivâmes enfin au pied du cône du Mont - Perdu . C' est une vaste pyramide calcaire qui se dresse tout d' un jet , couverte de champs de neige , de glaciers , d' éboulis . Édifice d' une seule pièce , gigantesque monolithe que la nature a jeté sur les épaules du Marboré comme pour couronner cet immense et impérissable monument . Comme la plupart des géants , le Mont-Perdu est calme dans son immensité . Il monte vers le ciel sans efforts et majestueusement , et c' est à cette simplicité même qu' il doit son aspect grandiose et austère . ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Figuier Louis Figuier,  La terre et les mers, ou Description physique du globe… (1864)

“ Un lac complètement dégelé, écrit Ramond, réfléchissait un ciel tout d'azur, les glaciers étincelaient, et la cime du Mont-Perdu, toute resplendissante de célestes clartés, semblait ne plus appartenir à la terre. En vain j'essayerais de peindre la magique apparence de ce tableau ; le dessin et la teinte sont également étrangers à tout ce qui frappe habituellement nos regards. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Beraldi Henri Beraldi,  Cent ans aux Pyrénées. 6 (1898-1904)

“ A dix heures au pied du Cylindre, dans des contrastes de
lumière et d'ombre splendides et terrifiants : « droit devant nous la pyramide électrisée du Mont-Perdu, où des lueurs effrayantes luttent avec les ténèbres et les nuages, se dresse vaguement dans les immensités glaciales de l'air, qui se met à rugir ; le calme a disparu, la neige a des phosphorescences et des éclairs, les glaciers ont la fièvre, et la nature entière, devenue nerveuse, commence à frissonner, à palpiter et à gémir. »
”
Source : Gallica

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