Tong-Kin

Définition et enjeux

H. Thureau,  Le Tong-Kin colonie française.… (1883)

“ D'un autre côté, la population du Tong-kin, si douce, si bienveillante, mais si exploitée par les mandarins qui extorquent, pillent et bâtonnent au nom de l'empereur sous toutes sortes de prétextes et même sans prétexte, court au-devant de la servitude. Elle appelle de tous ses voeux un protecteur contre les violences des puissants et un maître pour la guider dans les voies de la civilisation dont elle comprend les bienfaits. Elle se donnait volontairement à Fr. Garnier qui avec 300 hommes avait fait la conquête du Tong-kin. ”
Source : Gallica

Jean Dupuis,  Le Tong-Kin et l'intervention française… (1898)

“ Par ses pouvoirs militaires, par son titre de prince et de commissaire royal, il était désormais le seul représentant de la cour au Tong-kïn. Lui seul pouvait donner des ordres au gouverneur et, seul, il avait le droit de réunir des troupes, ce qu'il ne manquait pas de faire activement. Beaucoup d'hommes, incertains de l'issue de toute cette affaire, ne voulaient pas se compromettre et finirent par se rallier au prince. Du pont de nos navires, nous pûmes les voir bientôt passer tranquillement, par bandes, de l'autre côté du fleuve, mandarins en tète, se rendant à Sontay. ”
Source : Gallica

Jean Dupuis,  Le Tong-Kin et l'intervention française… (1898)

“ Il se peut que l'officier que j'enverrai au Tong-kïn ait à entrer en pourparler avec le viceroi du Yûn-nân, soit pour la discussion des conditions les plus avantageuses au développement des rapports commerciaux entre les deux pays, soit pour réclamer contre les agissements des chefs militaires chinois envoyés au Tong-kïn et le traitant en pays conquis. La mission de cet officier sera des plus difficiles et demandera autant de fermeté que de prudence. Il ne disposera guère que d'une influence morale, qu'il convient de faire aussi puissante que possible. ”
Source : Gallica

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