Adolphe Chevassus, Rouget de Lisle : illustrations jurassiennes (1869)
“ A cette époque, Rouget de Lisle était un vieillard, mais son cœur était resté jeune. Il le sentit battre violemment à la nouvelle des fatales ordonnances. « Je veux partir, s'écria-t-il, je veux aller à Paris au milieu de ces braves jeunes gens; je leur chanterai la Marseillaise! » Et il essaya, en effet, de partir seul, à pied, malgré ses hôtes ; mais il avait compté sans son âge et sans ses infirmités. Il ne put aller loin et fut obligé de revenir sur ses pas. Du reste, quoique absent de Paris, son nom n'y était pas tout à fait oublié. On s'y battait en chantant l'hymne célèbre. ”
