Ernest O'Reilly Mémoires sur la vie privée et publique de Claude Pellot… (1881-1882)

Voilà au prix de quels efforts la Guyenne fut pacifiée, et la Bretagne placée sous le droit commun en matière d'impôt. Et telle fut la crise à laquelle échappa la Normandie, grâce aux mesures qui suivirent la mort de La Tréaumont, et au zèle avec lequel Pellot sut « tenir en bride les malintentionnés ». Il n'avait pas oublié les désastres qui avaient précédé, accompagné et suivi son arrivée en Normandie en 1640 : la révolte des nu-pieds, la sédition de Rouen, l'inertie du parlement, les représailles de Séguier.
Source : Gallica

Ernest O'Reilly Mémoires sur la vie privée et publique de Claude Pellot… (1881-1882)

Mais l'honneur ! mais le rang ! mais les privilèges ! mais la noblesse ! Voilà qui leur donnait une très grande valeur, et plaçait très haut leurs heureux possesseurs, à leurs propres yeux et aux yeux des autres. Aussi, le parlement se montrait-il jaloux de ses privilèges et du rang de sa souveraineté.
Ses archives sont remplies de ses revendications envers et contre tous : gouverneurs, chapitre, chambre des comptes, des aides, présidiaux, bailliages, échevins : on remplirait ce livre à tout dire.
Source : Gallica

Ernest O'Reilly Mémoires sur la vie privée et publique de Claude Pellot… (1881-1882)

Vouloir bannir de la vie le plaisir et la joye, c'est en quelque sorte blasmer l'autheur de la nature qui en joinct aux actions de nostre vie, pour nous en faire su pporter les peines et les travaux ; c'est faire tort à ce souverain distributeur que de refuser son présent et de n'en vouloir pas jouir ; et le plaisir n'est pas seulement comme le sel qui assaisonne les viandes et qui les rend plus agréables au goust, mais il est comme le cinquiesme élément dont on ne peut non plus se passer que des autres, et comme le ressort, et le premier mobile de toutes les actions de la vie.
Source : Gallica

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