Louis Müller

Élements biographiques

Louis Müller Autour de Rouen (1890)

S'il est, en amont de Rouen, une localité qui puisse rivaliser avec Saint-Adrien pour le charme des environs et la beauté des sites, c'est le Port-Saint-Ouen.
Le fleuve y est très large et parsemé d'une quantité d'îles auxquelles les roseaux et les saules font une ceinture que l'été brode des vives couleurs de la flore des eaux.
Rien d'exquis, rien qui repose les yeux et rafraîchisse l'esprit comme une promenade en avril et mai à l'un des petits pays compris entre Elbeuf et La Bouille.
Source : Gallica

Louis Müller Autour de Rouen (1890)

Le talus qui borde la route est, sur une centaine de mètres, littéralement couvert de primevères de toutes les couleurs, jaunes, blanches, saumon, roses, carmin vif.
C'est un éblouissement, une merveille de fraîcheur et d'éclat. Sans compter que le chemin par lui-même, avec les grands arbres qui le surplombent, est fort pittoresque. C'est encore un coin de tableau, mais il y en a tant, que nous ne les comptons plus.
Le retour à Rouen s'effectuera par la gare de Morgny, sur cette ligne du Nord dont l'affreux matériel remonte aux temps les plus reculés.
Source : Gallica

Louis Müller Autour de Rouen (1890)

A Fontaine-sous-Préaux sont les sources du Robec. Rouen, altéré alors comme Paris l'est encore aujourd'hui, en a capté une partie, et ce qu'il en reste n'apparaît qu'un peu plus loin que primitivement. Limpide comme le cristal, la petite rivière semble couler sur un lit de drap vert et traverse le pays où, à chaque instant, on rencontre ces chaumes qui font le bonheur des artistes. A Fontaine, il y en a de fort originaux, avec lucarnes avancées ou toit débordant largement sur la façade, en forme de grand auvent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature