M P Marquez

Élements biographiques

M P Marquez Le 34e bataillon de la garde nationale au siège de Paris… (1876)

Le général, le visage pâle, l'œil brillant, la voix émue, leur dit à peu près ces paroles : « Colonels ! Paris est à la veille de capituler et la garde nationale qui désire tant se battre n'aura pas combattu ! Paris va mourir et la garde nationale n'aura pas tenté de le sauver ! Par quelle fatalité, je l'ignore, car dans le cœur de chacun ou peut lire son désir de vaincre ou de mourir.
» Aujourd'hui Paris ne peut plus rien contre les 300,000 ennemis qui l'entourent, la ligne est décimée, les gardes mobiles ne sont plus que des débris, les généraux n'ayant plus d'armée perdent courage.
Source : Gallica

M P Marquez Le 34e bataillon de la garde nationale au siège de Paris… (1876)

Ce cadeau fut vivement apprécié dans la suite, alors que l'onglée crispait nos doigts engourdis sur les froids canons de nos fusils.
Ceux de nos camarades du bataillon sédentaire, que les exigences de leur service ne retenaient pas à Clichy, et les femmes d'un grand nombre d'entre nous, s'étaient joints à la municipalité pour nous faire un pas de conduite, malgré l'heure avancée de la nuit et le vent glacial qui soufflait.
Je n'oublierai jamais la scène patriotique de la séparation. Hommes et femmes s'embrassaient à s'étouffer et se serraient la main à tout rompre.
Source : Gallica

M P Marquez Le 34e bataillon de la garde nationale au siège de Paris… (1876)

Je n'oublierai jamais la bravoure des francs-tireurs à la branche de houx, vaillante troupe qui perdit dans cette affaire presque tous ses officiers et la moitié de son effectif, après avoir tué, blessé ou pris un grand nombre de prussiens.
Pendant toute la journée, une grêle de balles lancées par des mains invisibles, nous assaillent, coupant les branches d'arbres au-dessus de nos têtes et fauchant tout ce qu'elles rencontrent.
Le sergent-major Morice, des carabiniers, s'étant un peu trop découvert, tombe au cri de : vive la République ! frappé au ventre par un coup de feu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature