Jean Meillac

Élements biographiques

Jean Meillac Les Mobiles de la Seine au siège de Paris… (1871)

A l'horizon le ciel blanchit à peine que la fusillade crépite à Nogent-sur-Marne; d'instants en instants nous l'entendons, plus vive et plus étendue ; nos canons tonnent bientôt ; quand le soleil apparaît, la bataille est engagée sur tous les points.
Outre les pièces servies par les marins, nous avons sur le plateau l'artillerie volontaire du commandant Potliier. Nos obus éclatent de plus en plus nombreux sur l'ennemi dont les projectiles arrivent à peine au pied d'Avron.
Source : Gallica

Jean Meillac Les Mobiles de la Seine au siège de Paris… (1871)

Ils s'éloignent en fouillant les bouquets de bois qui bordent la route ; depuis une demi-heure ils marchent, quand la lune, se dégageant des nuages fort à propos, leur montre à vingt pas une sentinelle ennemie ; le Prussien se replie aussitôt dans un fourré d'où s'échappe peu après un bruit de branches que l'on brise et d'armes que l'on apprête : c'est la grand'garde; nos cinq hommes, un genou en terre, le doigt sur la détente, attendent vainement que l'ennemi se découvre
Source : Gallica

Jean Meillac Les Mobiles de la Seine au siège de Paris… (1871)

Nous y sommes dans la boue jusqu'aux genoux et sans abri, sous une pluie perpétuelle ; entre nos heures de faction, pendant ces nuits sombres et froides, nous formons le cercle autour d'un feu de bois vert et mouillé dont la lueur fumeuse répand sur nous des teintes fantastiques ; on rit malgré tout, on cause à voix basse, l'oreille aux écoutes, le fusil sous la main ; l'ennemi n'estpas loin, nous voyons pendant le jour les sentinelles prussiennes immobiles au pied des arbres de la forêt de Bondy.
Source : Gallica

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