P. Defourny

Élements biographiques

P. Defourny,  89 et le droit des gens , par M. P. Defourny (1888)

“ Sans doute il est de votre intérêt d'humilier la maison d'Autriche... Sans doute, l'Autriche doit une indemnité à l'Europe entière, qu'elle a troublée par ses intrigues et par le traité de Pilnitz. Vous atteindrez ce but en assurant à la Belgique son indépendance. Qu'il soit libre aux Belges et aux Liégeois de se former un gouvernement cimenté sur leurs moeurs et sur leur religion.
Quoi ! c'est à l'époque où l'on traite de la paix que vous indisposez les puissances par des vues ambitieuses ? N'est-ce pas le moyen de rompre toutes négociations, ou de ne faire qu'une paix plâtrée?
”
Source : Gallica

P. Defourny,  89 et le droit des gens , par M. P. Defourny (1888)

“ La nation ne voudra que des guerres nationales, elles seront nécessairement défensives, et par conséquent toujours justes. Un autre s'écrie : Que toutes les nations soient libres comme nous, et il n'y aura plus de guerre (1) ! L'Assemblée le croit et se grise de cette phrase. Les harangues tournent en dithyrambes, la délibération s'égare dans l'enthousiasme : c'est comme une nouvelle nuit du 4 août. L'Assemblée repousse le principe de la conquête et en répudie à tout jamais la pensée. ”
Source : Gallica

P. Defourny,  89 et le droit des gens , par M. P. Defourny (1888)

“ Ainsi, avant d'avoir achevé la Constitution, la Constituante avait réduit la France à une société qui n'a pas de constitution, en confondant les pouvoirs, et en attribuant la fonction judiciaire la plus grave dans une nation, celle de l'examen et du jugement des cas de guerre, au législatif et à l'exécutif. Le plus grand malheur, je l'ai dit, c'est que toutes les nations de l'Europe en sont là aujourd'hui. En Angleterre même, le Conseil privé, autrefois vrai Tribunal responsable, ne fonctionne plus pour les cas de guerre. ”
Source : Gallica

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