P. Fretté

Élements biographiques

P. Fretté La statue de Voltaire. Qui la paiera… (1868)

« Sire, je ne balancerai pas un moment à sacrifier ces
petits intérêts au grand intérêt d'un être pensant, de vivre à vos pieds, et de vous entendre.
« Je suis avec le plus tendre regret et le plus profond respect, Sire, de votre humanité, le sujet, l'admirateur, le serviteur, l'adorateur. » (1741, au roi de Prusse.) Ceci posé,–il en est de la reconnaissance comme de la justice : si elle était jamais bannie de la terre, elle devrait trouver un refuge dans le cœur des rois. Le roi de Prusse nomma Voltaire son chambellan, et lui accorda une pension de 20,000 livres.
Source : Gallica

P. Fretté La statue de Voltaire. Qui la paiera… (1868)

Je ne vous propose pas les Juifs; car j'ai fait mes délices des Lettres de quelques-uns d'entre eux à M. de Voltaire. Cet énergumène avait toute une légion dans le ventre; il n'a épargné ni leur Moïse, ni leurs livres sacrés, ni leurs lois, ni leur culte, ni leurs juges, ni leurs rois, ni leurs sages, ni leurs héros, ni leurs prêtres.
« Un libraire, nommé Rigolet, a imprimé à Lyon une petite brochure dans laquelle l'auteur se moque également des prêtres de Juda et des prêtres de Baal : c'est toujours bien fait ! Plus on rend tous ces gens-là ridicules, plus on mérite du genre humain. »
Source : Gallica

P. Fretté La statue de Voltaire. Qui la paiera… (1868)

« Gàrdez-vous bien de recevoir jamais dans l'Académie un seul homme de l'Université. »
En 1771 : « L'abbé Delille est un homme sociable, un philosophe et un homme ferme. Mais il est de l'Université, et je crains toujours que ces gens-là ne soient des Riballier, des Gogé, des Tamponnet,. » c'est-à-dire, pour lui Voltaire, des hommes méprisables.
Et en 1764 : « Vous serez les esclaves de l'Université avant qu'il soit deux ans. Les Jésuites étaient nécessaires; ils faisaient diversion; on se moquait d'eux, et on va être écrasé par pédants qui n'inspireront que l'indignation. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature