Paul Aimé Garnier

Élements biographiques

Paul Aimé Garnier Le Voyage au Panthéon. Revue de 1843… (1844)

Vous voulez vous fixer? — Quelques-uns, entre nous, Tiennent qu'à l'Institut le sommeil est plus doux.
ANTONY.
Vous vous moquez. Je suis encor pas mal solide.
Non, je ne veux pas faire encor ma chrysalide.
Je vais au Panthéon, — par dévoûment.
MERCURE, stuperait.
Par dé.
ANTONY, l'arrêtant et continuant.
Un de mes bons amis, qui toujours a gardé L'anonyme, m'écrit tous mes romans.—Mais comme La gloire fait grand peur à ce pauvre jeune homme
Et procure à ses nerfs des tremblements subits, Il l'acquiert seulement, et moi je la subis.
Source : Gallica

Paul Aimé Garnier Le Voyage au Panthéon. Revue de 1843… (1844)

Si j'étais saint, au moins! — Mais non, tout comme si J'avais, hélas ! trouvé de quoi voler ici, L'enfer m'attend là-bas! Il faut, quelle injustice !
Que l'on gèle en ce monde,—et qu'en l'autre on rôtisse.
— Je croyais, ô vertu! qu'à toi seule ici-bas Pouvait appartenir de n'avoir point de bas! — ROBERT MACAIRE.
Et tu viens pour chercher, à ce que je puis croire, Des consolations dans le sein de la gloire.
BERTRAND.
De la gloire? fi donc ! — J'y croyais autrefois, Mais personne n'en veut, aujourd'hui je le vois.
Je suis un esprit fort. Crois-tu pas que je tienne A l'estime des sots?
Source : Gallica

Paul Aimé Garnier Le Voyage au Panthéon. Revue de 1843… (1844)

MERCURE.
Solitude Pour solitude, moi, j'aimerais tout autant Celle où l'on dort que celle où l'on baille.
Mme ROLAND, se retournant.
Impudent!
MERCURE.
Je parlais du théâtre, et non de vous.
Mme ROLAND.
Silence !
Le Vaudeville est un beau vase, et j'en suis l'anse.
Ce vase ne saurait tenir, sans anse, l'eau : L'eau, c'est la foule. — Adieu.
L'ACADÉMICIEN.
Le bonsoir à Lolot!
(Elle disparaît. )
MERCURE, à l'académicien qui descend.
Source : Gallica

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