Paul Timon, Un détournement de mineure (1877)
“ Mon bonheur est perdu ! dit Jean, les larmes aux yeux. Ma vie est brisée parce que je n'ai plus rien qui m'attache à ce monde, ni mon blason, ni l'illustration. Si je chérissais hier encore tout cela, c'était pour elle. Aujourd'hui, elle ne saurait avoir plus d'amour, et je l'en excuse parce que mes remords sont horribles. Quand on est acculé au néant comme je le suis, pourquoi consentir à vivre. Je me battrai !. Parlant ainsi, Jean de Gimone avait pris une attitude si décidée que les deux amis lui tendirent leurs loyales mains en signe d'acquiescement. ”
