Résumé

A. Geffroy,  Les Origines du germanisme

“ Quiconque veut se rendre compte des anxiétés qu’inspirait aux bons citoyens de Rome la décadence de l’époque impériale doit en chercher ici le vivant reflet; quiconque veut surprendre les premiers linéamens du monde nouveau doit étudier ici dans leurs germes les institutions du moyen âge. Tacite nous éclaire à la fois sur l’antiquité et sur les temps modernes; il nous montre d’une part certains abîmes de la société romaine, qu’il ne contemple lui-même qu’avec terreur, et il soulève le premier devant nos yeux un coin du voile qui couvre encore les destinées des peuples barbares. ”
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A. Geffroy,  Les Origines du germanisme

“ Ce n’était pas assez : la Grèce et Rome eurent encore un idéal en dehors d’elles-mêmes. Cette antiquité classique, si dédaigneuse de l’étranger, du barbare, fut comme hantée d’une vision qui lui montrait au loin, vers le nord et vers l’est, par-delà ses frontières, les séjours bienheureux, les peuples sages, les sources de toute civilisation en même temps que de toute poésie. ”
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A. Geffroy,  Les Origines du germanisme

“ Les sciences physiques nous enseignent, à la suite de leurs plus récentes découvertes, l’équivalence du mouvement, de la chaleur et de la force ; elles aspirent à trouver une formule qui expliquera par le mouvement la nature et la vie. Il en va de la sorte, nous le savons depuis longtemps, dans le monde moral, auquel répugnent absolument l’immobilité et l’inertie. L’histoire des peuples, de ceux-là du moins qui méritent ce nom et sont autre chose que des tribus sauvages, est l’accomplissement d’une loi de perpétuelle transformation ; la liberté morale se fait à elle-même ses destinées. ”
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