Résumé

Alphonse Giost La mise en pratique des quarantaines (1875)

Cette épidémie dans le fort de Vincennes, survenant simultanément avec celle du paquebot la Gironde, arrivait-fort à propos pour montrer, d'un côté, la vigilance, la logique, l'exécution rapide et couronnée de succès des lois commandées par l'hygiène, et, de l'autre, l'incurie, la négligence, l'oubli de toute hygiène de la part du service sanitaire maritime qui a la prétention d'être organisé et qui, fort de sa prépondérance à cause des hauts
intérêts qu'il est censé sauvegarder, exerce un pouvoir absolu, sans réplique et sans contrôle.
Source : Gallica

Alphonse Giost La mise en pratique des quarantaines (1875)

C'était la première fois que j'étais appelé à faire quarantaine à Pauillac. Je savais qu'il y avait un lazaret et que, d'après des instructions ministérielles, ce lazaret devait être disposé pour recevoir les quarantainaires. Les passagers eux-mêmes comptaient, sinon débarquer pour s'y fixer, mais au moins pouvoir y aller faire quelques promenades.
Je reçus l'ordre de garder les passagers à bord. Un canot pourra aller à terre, sur la rive du fleuve, deux fois par jour seulement et sans passagers, pour le service des correspondances. Le lazaret était interdit à tout le monde.
Source : Gallica

Alphonse Giost La mise en pratique des quarantaines (1875)

A une époque récente on signalait quelques cas de choléra au Havre. Les paquebots, partis de ce port et qui faisaient escale à Bordeaux, y étaient mis en quarantaine ou plutôt en observation. Les passagers du Havre, bien avisés, pouvaient venir s'embarquer à Bordeaux et, par conséquent, se promener jusqu'au jour du départ de leur navire.
N'est-on pas en droit de se demander à quoi servaient ces quarantaines? Ne doit-on pas aussi se demander ce que ferait l'autorité sanitaire de la Gironde si des cas de maladie épidémique se déclaraient à Royan, Blaye ou Pauillac.
Source : Gallica

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