Alphonse Karr

Alphonse Karr

Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Dans la Lune , par Alphonse Karr (1883)

Si je préfère Paris à toute autre ville, ce n'est pas seulement, ce n'est peut-être pas du tout à cause de la splendeur de ses édifices, de la largeur de ses rues, de sa nombreuse population, de la richesse de ses maisons, — c'est surtout parce que de toutes les villes, c'est celle où l'on peut être pauvre avec le plus de dignité et le moins de privation, où il y a pour le pauvre le plus de richesses gratuites et le plus de liberté — je parle du moins du Paris que j'ai connu et habité, car il me semble qu'on l'a, depuis, bien changé.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Dans la Lune , par Alphonse Karr (1883)

La réforme, c'était la réforme électorale : pour les uns, l'adjonction des capacités ; pour les autres, l'abaissement du cens ; pour les autres, le suffrage universel direct ; pour les autres, le même suffrage à deux degrés, etc.; mais pour la foule, c'était un crif c'était un bruit, un signal de tapage ; tarte à la crème.
La réforme, c'est-à-dire le suffrage dit universel, obtenu par les soi-disant républicains, eut un résultat : faire nommer Louis-Napoléon, destructeur de la République, à une immense majorité ; tarte à la crème.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Dans la Lune , par Alphonse Karr (1883)

Voici le problème à résoudre : faire croire au peuple français qu'il est en République, qu'il est le maître, qu'il est « représenté » par des députés et des sénateurs qu'il choisit et nomme lui-même en pleine liberté.
Et, d'autre part, conquérir, pour une coterie, un pouvoir complètement absolu et sans contrôle, qui livre la France à cette coterie et à ses appétits.
Pour cela, il faut absolument le « scrutin de liste », et maître Gambetta avoue que sans le scrutin de liste il ne peut plus rien faire.
Source : Gallica

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