Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Sous les Pommiers , par Alphonse Karr (1882)

Je me rassis.
— Tu ne réponds rien, citoyen réac, continua Calamoboas, parce que tu n'as rien à répondre, tu es au pied du mur, tu es « collé », tu es « aplati ».
Que penses-tu de la liberté? Je sais ce que tu vas répondre. Tais-toi, je le dirai mieux que toi ; dans une de ces mauvaises petites phrases qui ont malheureusement un faux air d'avoir raison, — que tu ne fais pas faute de répéter et que d'autres répètent après toi, — tu as dit : « La liberté de chacun a pour limites la liberté des autres. » Eh bien, je vais te confondre, — te battre par tes propres armes.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Sous les Pommiers , par Alphonse Karr (1882)

Un discours, un « grand discours » de Me Gambetta, comme de tout autre parleur de balcon, de taverne, de brasserie, ne peut avoir d'autre importance, même dans les meilleurs jours, qu'un morceau de chant ou un morceau de violon, de piano, de violoncelle, avec mademoiselle Nilsson, Sivori, Planté ou Seligmann, ou tout autre virtuose sur l'affiche. Les paroles ne comptent pas, on n'écoute que la musique, et, si l'air est pour le moment à la mode, on l'applaudit et même on le fait bisser jusqu'à ce que la mode passe.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Sous les Pommiers , par Alphonse Karr (1882)

Rappelons-nous que, quand il s'agissait de nommer M. Barodet à Paris, on nous disait : « Si vous ne nommez pas Barodet, la République et la France sont perdues : anarchie, guerre civile, grêle, misère, tous les fléaux; mais si vous nommez Barodet, l'âge d'or va renaître : la paix, la fraternité vont régner, la corruption va disparaître, on ne verra plus aux affaires ni médiocres, ni imbéciles, ni valets, ni coquins : tous vertueux, tous riches, tous heureux. » Bien, on nomme Barodet.
Source : Gallica

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