Résumé

Antoine Jacquemoud Le choléra : préservation, traitement… (1867)

A Aime et dans les communes voisines cholérisées, nous avons vu des mères, des épouses, des enfants, être saisis tout à coup de terreur, de désespoir et de choléra en présence des cadavres noirs de leurs défunts bien-aimés. On ne se fait pas dans le monde une idée de l'empire et des ravages que la peur du choléra exerce dans les petites localités. Là où la vie se meut dans un cercle étroit, où toutes les existences se coudoient, il faut, bon gré malgré, que chacun, en temps d'épidémie, subisse du matin au soir le spectacle de la colique, des convulsions et de la cyanose de son voisin.
Source : Gallica

Antoine Jacquemoud Le choléra : préservation, traitement… (1867)

A tout considérer, et devant les gigantesques développements que prenaient les pestes et les famines du moyenâge, on est autorisé à regarder le choléra moderne comme un fléau bénin. D'autre part, si notre siècle commet encore bien des erreurs de conduite morale, de sociabilité et d'hygiène tant privée que publique, il ne se permet plus les fautes, vraiment criantes, d'humanité, de charité, que commettait si souvent le moyen-âge ; il n'aurait pas le cœur de laisser mourir en masse et sans secours les pestiférés dans les rues, aux barrières des villes et à travers champs.
Source : Gallica

Antoine Jacquemoud Le choléra : préservation, traitement… (1867)

Comme il est reconnu que l'épidémie s'adresse de préférence à ceux qui ont les voies digestives en mauvais état, ou qui se préoccupent peu de les ménager, on doit s'y prendre à l'avance, notamment en ce qui touche l'alimentation, car il faut toujours revenir là en dernière analyse ; là est l'endroit de la vie par lequel nous donnons le plus de prise au choléra et à bien d'autres fléaux. C'est la bouche, c'est le ventre, il faut l'avouer, qui sont notre côté faible à tous, celui par où, qui que nous soyons, nous péchons quotidiennement avec une déplorable régularité.
Source : Gallica

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