Antoine Jacquemoud, Le choléra : préservation, traitement… (1867)
“ A Aime et dans les communes voisines cholérisées, nous avons vu des mères, des épouses, des enfants, être saisis tout à coup de terreur, de désespoir et de choléra en présence des cadavres noirs de leurs défunts bien-aimés. On ne se fait pas dans le monde une idée de l'empire et des ravages que la peur du choléra exerce dans les petites localités. Là où la vie se meut dans un cercle étroit, où toutes les existences se coudoient, il faut, bon gré malgré, que chacun, en temps d'épidémie, subisse du matin au soir le spectacle de la colique, des convulsions et de la cyanose de son voisin. ”
