Antoine Madrolle, Les Grandeurs de la patrie et ses destinées en présence des révolutions et des puissances en 1840… (1840)
“ Dans ce moment, les gardes repoussent la foule des villageois attirés par l'espérance de voir leur souverain. On ouvre la porte du carrosse, le czar descend; il aperçoit son hôte, et s'avançant vers lui : «Je vous ai promis un parrain, lui dit-il, je viens remplir ma promesse ; donnez-moi votre enfant, et suivezmoi à l'église. » A ces mots, le paysan, immobile de surprise, regarde le czar avec un saisissement égal à sa joie ; il contemple d'un air stupide l'habit magnifique du czar, les pierreries éclatantes dont il est couvert, et le brillant cortège qui l'environne. ”
