Résumé

Aperçu nouveau sur les campagnes des Français en Portugal en 1807… (1818)

Quand on nous représente ce général invariable dans ses résolutions , il nous est permis de penser que, puisqu'il n'avait pas la baguette magique pour aplanir les montagnes et sécher les torrens, puisqu'il ne pouvait pas précisément s'attendre à ce que la manne tombât du ciel dans le désert qu'il avait à traverser, il ne fallait pas négliger les moyens humains pour préserver de la faim les braves qui lui étaient confiés. La conservation de l'armée est le soin le plus important et la tâche la plus difficile d'un général ; celui qui la néglige est responsable de tout le mal qui en résulte.
Source : Gallica

Aperçu nouveau sur les campagnes des Français en Portugal en 1807… (1818)

Les avantages obtenus par les Français leur suscitaient plus d'ennemis que ne l'auraient pu produire des revers; le sentiment de la vengeance en était un motif de plus, de manière que les Français se sont vus réduits, comme depuis en Espagne, à n'exercer leur autorité que sur les points qu'ils occupaient réellement par leurs troupes. A deux pas de là, ils n'en étaient plus les maîtres.
Le soulèvement devint général et spontané partout. La nation n'avait point d'armée; elle avait été licenciée, et l'élite se trouvait en France.
Source : Gallica

Aperçu nouveau sur les campagnes des Français en Portugal en 1807… (1818)

Il n'y a rien de si méfiant et de si inquiet que le peuple en masse, quand il peut avoir une volonté impunément; les conseils de la sagesse et de la prudence ne sont plus aux yeux de la multitude que de la pusillanimité et et de la trahison. C'est ce qu'éprouva le malheureux général Bernardin Freire d'Andrade.
Des scélérats furieux et ignorans l'ont cruellement massacré au moment qu'il prenait des mesures pour retarder la marche de l'armée du maréchal Soult, qui, après s'être emparé de Chaves avec peu de difficulté, débouchait des montagnes sur Braga.
Source : Gallica

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