Résumé

Léon Lecestre La guerre de la Péninsule (1807-1813… (1896)

Une sorte de terreur panique, comme le disait Napoléon, s'était emparée des généraux, et les troupes françaises avaient rétrogradé à marches rapides jusqu'à Burgos. L'Empereur blâmait avec raison cette précipitation.
Tout ce qui se passe en Espagne, écrivait-il à Joseph le 16 août, est bien déplorable, et l'armée paraît commandée non pas par des généraux, mais par des inspecteurs des postes. Comment peut-on ainsi évacuer l'Espagne sans raison, sans même savoir ce que fait l'ennemi?. Dans tout ce qui se fait, il n'y a pas la première notion d'habitude de la guerre.
Source : Gallica

Léon Lecestre La guerre de la Péninsule (1807-1813… (1896)

Votre position peut être pénible comme roi ; mais elle est brillante comme général. Il n'y a qu'une chose à craindre : prenez garde de perdre l'esprit de l'armée et de la sacrifier aux Espagnols. Il n'y a point de ménagements à garder avec des brigands qui assassinent mes blessés et qui commettent toutes sortes d'horreurs. Il est fort naturel de les traiter comme on le fait. Je vous l'ai déjà dit et je vous le répète. Depuis la belle victoire de Medina de Rioseco, qui a si promptement décidé les affaires d'Espagne, le maréchal Ressières est le maître absolu du nord.
Source : Gallica

Léon Lecestre La guerre de la Péninsule (1807-1813… (1896)

Il vient de m'écrire une lettre où il accuse le ministre de la Guerre et tout le monde. La faute de tout est à lui. La relation des Anglais montre assez avec quelle ineptie cette armée a été conduite ; il n'y en a pas d'exemple dans le monde. Sans doute le roi n'était pas militaire ; mais il est responsable de son immoralité, et la plus grande immoralité, c'est de faire un métier qu'on ne sait pas. S'il manquait à l'armée un homme, c'était un général, et s'il y avait un homme de trop, c'était le roi.
Source : Gallica

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