Maurice de Maltzen, Correspondance inédite du baron Maurice de Maltzen… (1880)
“ Le pays est sans ressources, quelques cabanes seulement se présentent de deux en deux lieues, sans toit, ruinées de fond en comble par la guerre, en sorte que je vivrai avec mes sapeurs comme des sauvages, et dans Paris tout est fêtes, plaisirs, les journaux sont remplis des préparatifs qu'on fait pour les réjouissances publiques. Quand viendra le tour des pauvres armées qui sont en Espagne? Elles manquent de tout, elles dépérissent. Rien ne ranime ni le soldat ni l'officier. L'annonce de l'arrivée de l'Empereur avait donné quelque espoir, chacun se sentait animé d'un nouveau feu. ”
