Résumé

Théâtre de la guerre, ou tableaux de l'Espagne… (1828)

La loge du Roi et de la famille royale est toujours sur la droite : elle est ornée de riches soieries, ou draperies de velours, brodées en or. Pour dire à bas, le parterre crie, fouera. Les acteurs saluent à plusieurs reprises, quand on les applaudit ; ce qui ne laisse pas de détruire l'illusion : car il est inconvenant de voir une reine ou un roi théâtral, après avoir déployé dans son rôle toute sa puissance sur les Espagnes, les Maures ou les Indes, se confondre en gracieuses et humbles courbettes aux bravos qui leur sont donnés.
Source : Gallica

Théâtre de la guerre, ou tableaux de l'Espagne… (1828)

Dans la grande société et dans les villes du premier ordre, les seigneurs, les nobles, vont se promener en voiture. Ces équipages sont d'un goût assez gothique ; ils ne peuvent avoir au delà de quatre mules dans les rues de Madrid ; ces carrosses sont clos comme des couvens ambulans, et aux glaces des portières sont des rideaux de taffetas, qui cachent à l'oeil curieux d'un amant amoureux la jeune beauté qu'un époux tient sous la garde de sa jalousie.
Source : Gallica

Théâtre de la guerre, ou tableaux de l'Espagne… (1828)

LES Infidèles possédèrent pendant près de huit siècles, la plus grande partie des plus belles contrées de l'Espagne. Les sciences ne laissaient pas de fleurir sous leur usurpation : Afnar régnait en Navarre , Ramire, à Cordoue ; Barcelone avait été érigé en comté. Les beaux-arts, les plaisirs recherchés, la magnificence, la volupté même avaient fondé leur empire à la cour des rois Maures , et ces monarques, entourés de tous les arts, se montraient dignes de leurs hommages, en leur offrant les événemens de leur règne pour objet des travaux des artistes et des beaux-esprits.
Source : Gallica

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