Résumé

Auguste Gasser Le Capitaine Richard et Napoléon III (1912)

Je m'approchai de la grille, et le prince m'aborda : «Tu sers depuis longtemps, mon brave? — Oui, vingt-cinq ans de service, et avec honneur. — Je suis le fils de l'Empereur. — Le fils est mort, je ne connais que le roi. » Voilà que le colonel, suivi de ses artilleurs, crie aux armes, et dit aux soldats : « Descendez ! — Ne descendez pas, leur dis-je, et criez vive le Roi ! » Quand j'ai vu que la foule devenait conséquente je dis : « Tout le monde en bas » ! Le colonel cria : « A moi, canonniers, qu'on ménage le prince »!
Source : Gallica

Auguste Gasser Le Capitaine Richard et Napoléon III (1912)

Le peuple, qui était monté sur le mur, lançait des pierres sur l'infanterie; les canonniers voulaient faire usage de leurs armes, mais nous les en empêchâmes ; nous vimes tout de suite que nous aurions fait tuer beaucoup de monde. Je vis le colonel tour à tour arrêté par l'infanterie et délivré par ses soldats; moi-même j'allais succomber au milieu d'une multitude d'hommes qui, me reconnaissant, croisaient sur moi leurs baïonnettes. Je parais leurs coups avec mon sabre, en tâchant de les apaiser, lorsque les canonniers vinrent me tirer d'entre leurs fusils, et me placer au milieu d'eux.
Source : Gallica

Auguste Gasser Le Capitaine Richard et Napoléon III (1912)

Le colonel Vaudrey me donna l'ordre au nom de l'Empereur, de faire descendre les soldats en armes. Je lui demandai où était son empereur : il me montra le prince Louis; j'allais me jeter sur lui pour l'arrêter, quand le colonel Vaudrey donna l'ordre de m'empoigner. Les artilleurs me traînaient au milieu d'eux quand des soldats de mon régiment vinrent me délivrer. Je m'élançai alors une deuxième fois sur le prince, et une deuxième fois je fus arrêté. Je vis plusieurs sabres tirés sur moi; je m'emparai alors du mien et criai : Soldats du 46e, à moi! aux armes!
Source : Gallica

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