Résumé

Champollion-Figeac : nécrologie (1867)

Enfin, il fit l'éducation scientifique de l'illustre frère qu'il précédait dans la vie, et, comme il le disait avec tant de grâce, il en fut successivement le maître, le collaborateur et l'élève. Puis, une fois ce frère mort avant l'âge, malgré ses graves et nombreuses occupations, malgré ses fonctions si délicates de Conservateur des chartes et diplômes à la Bibliothèque du roi, Champollion-Figeac employa tous ses loisirs, tout le temps qu'il aurait pu consacrer à sa propre renommée, à rassembler, à corriger, à mettre au jour l'œuvre immortelle de son frère.
Source : Gallica

Champollion-Figeac : nécrologie (1867)

La Société des sciences, des lettres et des arts de Fontainebleau est modeste ; mais elle était orgueilleuse de son Président d'honneur, fière de son concours, heureuse de son suffrage; et il avait tant de bonté pour nous instruire, tant d'amabilité pour nous conseiller, tant d'autorité pour nous exciter au travail, que, pour celui qui vous parle surtout, sa bienveillance était un encouragement et son approbation une récompense. Aussi bien, c'était un honneur précieux pour nous tous de jouir encore de la conversation si fructueuse d'un de ces savants, dont la France a droit de s'enorgueillir.
Source : Gallica

Champollion-Figeac : nécrologie (1867)

Heureux résultat de l'association où l'un est l'imagination, l'autre la critique ; l'un la divination, l'autre la recherche, où tous deux s'entr'aident en se complétant ! Tel est l'accord scientifique que nous présentent les deux Champollion. Avant eux l'Egypte, sans être moins curieuse et moins estimée peut-être, restait une énigme dans son passé, une confusion dans sa domination grecque, un musée sans légendes, une page de pierre sans traduction.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature