Résumé

Portrait de Emmanuel de Rougé Emmanuel de Rougé Rapport adressé à M. le Directeur général des Musées nationaux sur l'exploration scientifique des principales collections égyptiennes renfermées dans les divers musées publics de l'Europe… (1851)

Les bas-reliefs moins finis et travaillés sur des matières moins choisies, sont souvent plus dégradés que leurs devanciers. Les colosses en granit rose de Ptolémée et d'Arsinoë-Philadelphes, au musée du Vatican, sont les meilleures statues du lemps des Lagides ; mais elles ne peuvent soutenir le moindre parallèle avec les belles statues des Toutmès, de Psammétik et de Nectanébo. L'ensemble du style égyptien, propre aux derniers Lagides, lourd et souvent grossier, respire une décadence qu'on put aisément confondre, il y a cinquante ans, avec l'inexpérience propre à l'enfance des arts.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Rougé Emmanuel de Rougé Rapport adressé à M. le Directeur général des Musées nationaux sur l'exploration scientifique des principales collections égyptiennes renfermées dans les divers musées publics de l'Europe… (1851)

Nous solliciterons instamment pour le Louvre un moulage de ce morceau et des bas-reliefs parfaitement intacts qui décorent le trône royal. Le Louvre possédait une statuette en cornaline du même style, que Champollion regardait comme le chefd'œuvre du musée Charles X. Elle fut malheureusement dérobée en juillet 1830, et n'a plus reparu depuis. Le labyrinthe, immense palais construit à cette époque, décoré d'objets d'arts d'un mérite aussi éminent, devait être en effet une des merveilles du monde; mais la douzième dynastie n'est guère représentée dans nos musées que par des stèles funéraires
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Rougé Emmanuel de Rougé Rapport adressé à M. le Directeur général des Musées nationaux sur l'exploration scientifique des principales collections égyptiennes renfermées dans les divers musées publics de l'Europe… (1851)

On remarque dans le musée de Leyde trois belles statues du même style en pierre calcaire. L'une d'elle est le portrait d'une jeune femme vouée au culte d'Ammon; sa tète est la plus gracieuse que j'aie rencontrée parmi les figures égyptiennes; la finesse du nez et les contours heureux des lèvres sont dignes de tous les éloges. L'étoffe transparente qui forme son vêtement, est rendue par des coups de ciseau hardis et d'un excellent effet.
On trouve dans tous les musées des bas-reliefs du même caractère, provenant des hypogées de Thèbes
Source : Gallica

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